Une magnifique ballade assez reposante
nous attendait ce dimanche. Une organisation
sans failles par Jean-François et Joseph et un
nombre de participants record : 32 personnes!
Et un temps magnifique en plus
Jean-François remercie le ciel
pour ce beau dimanche
C'est un parcours en partie urbain, découverte de la ville de Dinan qu'ils nous proposent. Toutefois nous commençons par Léhon et les bords de Rance
En 850, six moines venant du pays de Galles s'installent dans la vallée de la Rance, priant Dieu jour et nuit pour obtenir des terres. Un
jour de chasse aux sangliers, le roi Nominoë s'arrête en ces lieux et se laisse convaincre par les moines,
à la condition de trouver des reliques d'un Saint Breton il leur promet les terres de Léhon.
C'est l'un d'entre eux Condan qui a l'idée de récupérer le corps de Saint Magloire qui
repose depuis deux siècle dans l'Ile de Serck. Ils s'embarquèrent sur la Rance et gagnèrent la pleine mer. Ils commirent leur larcin de nuit avec la complicité du ciel qui permiet l'ouverture de la
grosse dalle de pierre recouvrant le tombeau. De retour, ils s'arrêtent à Pleudihen sur Rance, sous un pommier ne donnant pas de fruit. Au matin l'arbre
porte de beaux fruits rouges, Saint-Magloire a bénit les pommes de Pleudihen.
Nominoë, vint vénérer les reliques du Saint, donnant terres et argent aux saints hommes, les miracles abondent, les pélerins affluent, c'est l'âge d'or
de l'Abbaye Saint-Magloire.Les seigneurs de Léhon, établissent une forteresse de bois sur le mamelon dominant la vallée de la Rance et le Bourg se peuple. Les bâtiments de bois laissèrent
rapidement place à ceux de pierre. Des querelles éclatèrent rapidement au sein de cette communauté. Les Vikings firent leur apparition vers 910. Les moines fuient vers Paris. L'Abbaye est pillée
et détruite.
En 937 Alain II de Bretagne dit Barbe Torte libère la Bretagne. Après l'an
mil les moines exilés à Saint-Magloire de Paris retournent à Léhon relever l'abbaye qui reste sous la direction de l'abbaye de Paris et devient un prieuré. Le château est reconstruit. Il est
mentionné en 1034 dans la querelle qui oppose Alain III de Bretagne et Eudes dit
Éon Ier de
Penthièvre (en 1035), pour l'héritage de leur père Geoffroi Ier de Bretagne. Le château est assiégé en 1065 par le Duc de Normandie. Il est alors abandonné pour le château de Dinan, mais reconstruit en 1124.
Alain de Dinan autorise les moines de Léhon à prendre du bois dans sa forêt de
Dinan, autorisation confirmée par Juhel de
Mayenne époux de Gervaise en 1209. Le château subit un autre siège en 1168 par Henri II roi d'Angleterre et le château est rasé l'année suivante, mais reconstruit en 1170. Le marché de ce fait disparaît. L'Eglise paroissiale dédiée à Notre
Dame, entourée de son cimetière est déjà mentionnée en 1156. En 1187 l'évêque de Saint-Malo fait un procès aux moines qui ont en 1187 vendu sans son accord leur ancien droit de marché aux
seigneurs de Dinan-Bécherel.
Les bords de Rance sont magnifiques en cette saison
Nous la contemplerons de nouveau tout à l'heure quand nous passerons sur le chemin de ronde
En attendant c'est le viaduc construit en 1852 pour désenclaver la ville qui nous appelle. Haut de 40 mètres, il permettait déviter les montées et descentes fréquentes auparavant pour le transport
des marchandises.
Maintenant, un autre pont routier passe au nord et désenclave totalement Dinan
Après un petit tour à la maison de la Rance et la visite au bateau de pierre ( comparable à celui de Saint Brandan)
Nous progressons vers les vieux quartiers du Jerzual et ses petites boutiques d'artisans
Les côtes du Jerzual (seule difficuté de la journée) sont dures aux jeunes jambes
A la porte du Jerzual, nous gravissons le chemin de ronde qui nous offre une vue sur les toits de Dinan
Puis c'est une visite complète de la ville et Jean-François nous fait un commentaire historique fort documenté sur chaque monument
La région de Dinan a pu être habitée depuis le Néolithique comme le laisse à penser la présence d'un dolmen en ruines à la sortie de la ville en
direction de Lanvallay.
L’histoire de Dinan est connue à partir du XIe siècle, bien que le site ait sans sans doute été occupé depuis l'antiquité. C’est à l’époque une
bourgade dans laquelle s’implante un couvent bénédictin. Un des fragments de la tapisserie de Bayeux évoque la
destruction par Guillaume le
Conquérant d’une motte castrale.
Organisée autour des paroisses Saint-Malo et Saint-Sauveur, la moitié de Dinan est achetée en 1283 par le duc de Bretagne
Jean le Roux. C’est à cette époque
que la ville acquiert la ceinture de remparts qu’on lui connaît. Les tours de Beaumanoir, Vaucouleurs, Saint Julien, Beaufort, du Connétable, de Coëtquen, Penthièvre, Longue et Sainte Catherine
entourent la vieille ville dans le sens trigonométrique. Ce chemin de ronde encore intact sur 2 600 m est percé par les portes du Jerzual, de
Saint-Malo, de Brest, du Guichet et plus tard de Saint-Louis (1620).En 1357, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Bertrand du Guesclin défend avec
succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Cantorbery en combat singulier et en sort vainqueur. En 1364, après plusieurs tentatives infructeuses, le duc Jean IV parvient à
reprendre le contrôle de la ville et y fait construire le donjon dit "de la
duchesse
Anne". Les fortifications de la ville sont modernisées dans la deuxième moitié du
XVe siècle avec l'addition de plusieurs tours d'artillerie. Les canons ne tireront jamais : le gouverneur de la ville rend les clefs au représentant du roi de France après la
bataille de Saint-Aubin du Cormier en 1488. Comme toutes les autres villes bretonnes, Dinan est définitivement rattachée au Royaume de France en août 1532
.
La ville continue à prospérer, avec une activité artisanale soutenue intra-muros et la présence du port sur la Rance qui favorise le commerce. Dinan
contrôle en effet la voie fluviale permettant de transporter les marchandises jusqu’à Saint-Malo. En 1598, Dinan choisit le camp du nouveau Roi de France, Henri IV, contre son
gouverneur, le Duc de Mercœur qui s’y oppose lors des guerres de la Ligue. C’est à partir de cette
époque que les fortifications perdent leur usage défensif et ne sont plus entretenues. Au XVIIe siècle, d’autres ordres religieux implantent de nouveaux
couvents : Capucins, Ursulines, Bénédictines,
Dominicaines, Clarisses
s’ajoutent aux Cordeliers et aux Jacobins. Dinan est citée pour avoir participé à
la Révolte du papier
timbré survenue en 1675.
Les Cordeliers
L'hotel Beaumanoir
Au XVIIIe siècle, l’activité commerciale est stimulée par l’installation de nombreux tisserands, qui produisent notamment des toiles utilisées pour
les voiles des navires, envoyées ensuite à Saint-Malo par la vallée de la Rance. Sous l’impulsion d’une bourgeoisie qui se développe, diverses mesures sont prises pour lutter contre l’insalubrité
régnant dans la ville, parallèlement à son développement extra-muros.
Au XIXe siècle, le port perd progressivement de son importance, avec la construction d’un viaduc routier qui désenclave la ville,
en 1852, et avec l’arrivée
du chemin de fer en 1879. La
ville voit se construire de nombreuses demeures cossues et se transforme peu à peu en destination de villégiature, particulièrement prisée par les Britanniques.
La tour de l'horloge
Nous finissons la visite ( est-ce qu'on peut dire la rando) par un tour de l'Eglise Saint Sauveur
Où se trouvent un curieux bénitier moyenageux représentant l'eau de vie ( les têtes ont été coupées à la révolution) et le coeur de Duguesclin
Nous ne pouvons quitter Dinan sans évoquer le combat des Trente et la statue de Jean de Beaumanoir
Ni le combat singulier (détaillé plus haut) entre Duguesclin et Cantorbery
Nous retrouvons la porte du Guichet où tout le monde est satisfait d'une excellente après-midi à l'image des Charrois, culturel et sportif (moins sportif que la semaine dernière quand
même)
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