Dahouet - Planguenoual 25 novembre 2012

Publié le par Marie-Do

Une bonne petite équipe pour cette rando de fin d'automne.
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La Cotentin
 
A La Cotentin, village « littoral » de Planguenoual, la population était composée jusqu’aux années 1950, de paysans, d’ouvriers-paysans, de quelques  artisans et de quelques marins.
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La proximité de la mer permettait aux habitants de compléter leurs maigres revenus en péchant des coquillages, des crustacés et des poissons, en posant des filets, des lignes de fond et en traînant des sennes.
La mer fournissait aussi la marne, le goémon, et le sable de construction.
La vie était donc rythmée par les travaux saisonniers, mais aussi par les marées .
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Le caractère traditionnel des activités a évolué du fait de la mécanisation de l’agriculture, de la disparition des petites exploitations, des plus grandes facilités de déplacement, d’une scolarisation plus générale.
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Au lendemain de la guerre, l’institution des congés payés a permis à des familles modestes de venir goûter aux plaisirs de la mer en séjournant dans des locations chez l’habitant. Ne pouvant se déplacer qu’à pied ou à vélo, les vacanciers y étaient fixés et fréquentaient les trois cafés-épiceries.
Peu à peu, la vie des villageois évolua, influencée dans un premier temps par le mode de vie de ces estivants citadins.
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La pèche à pied traditionnelle a toujours ses adeptes et la plage conserve son caractère familial. De nos jours il n’y a plus d’exploitation agricole et les commerces ont fermés. Malgré tout, La Cotentin a conservé son charme de petit village accueillant, riche de sa falaise encore sauvage.
 
La Grotte à Margot
Perdue au fond des eaux
Seul son nom on connait
Personne n’en sait le secret
La vague se heurte à chaque fois
Contre son souffle avec fracas
Et quiconque tente d’y pénétrer
Craint pour sa vie, de l’y laisser
 
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La pèche comme activité d’appoint a été pratiquée d’après des fouilles du paléolithique ancien depuis 200 000 ans et tout au long de la Préhistoire.
Les populations côtières avaient une profonde connaissance des ressources du milieu marin et utilisaient aux premiers siècles de notre ère un colorant pourpre extrait de coquillages.
En 1726 les enquêtes de Le Masson du Parc indiquent que 17 pêcheurs sont recensée à Planguenoual, mais il précise que les habitants de cette paroisse font tous de la pêche basse eau lorsqu’ils ne sont pas occupés à cultiver leurs terres.
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Les larges chaussées de pierre entre les rochers Romel et les Armotiaux, Romel et le Chatelet sont les vestiges d’écluses et de pêcheries (ayant appartenu à des abbayes ou des seigneuries) datant du 16èmesiècle. Interdites par un arrêté du parlement de 1735, elles ne seront plus entretenues à partir du 18ème siècle.
Elles seront remplacées par des « bas parcs », pêcheries constituées de peiux légers placés à demeure et sur lesquels sont fixés des filets, le tout formant un « V » dont la pointe était tournée vers la mer.
Ces pêcheries localement appelées « railles furent détruites à l’implantation des parcs à moules.
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La pêche à la senne, bien qu’interdite, était pratiquée suivant la même méthode qu’au 18ème siècle.
 
Le filet prêt à utiliser se compose
 dahouet photo poche senne-d8c2a D’une nappeavec une maille choisie en fonction de la sélection du poisson
   De flotteurs(diamètre 50 mm) cousus à la main tous les 50 cm sur le haut
   D’unetresse plombée (180 g /m) sur le bas
    De lienssur les côtés du filet
 
 
 
 
Aujourd’hui les amateurs en quête de trésors marins pêchent aussi moules, huitres, palourdes, coquilles saint jacques, crevettes grises et roses, crabes, étrilles, congres. Ils posent des lignes de fond pour plies, soles, bars, daurades, sans oublie la pêche au lancer de la côte (surf-casting)
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Dahouët est un petit portbreton situé sur la commune de Pléneuf-Val-André. La route menant à cette commune depuis Lamballedescend doucement dans ce port, passant au pied même du moulin à marée (construit en 1821) avant de se subdiviser d'une part vers la station balnéaire du Val-André et d'autre part vers le centre-bourg de Pléneuf.
Même si quelques rares chalutiers y jettent encore leurs amarres, il s'agit uniquement d'un port de plaisance, offrant environ 185 places sur bouée (port à échouage) et, depuis 1989, 313 places dans un bassin à flot le bassin des Salines. Son caractère naturel, son patrimoine et quelques commerces (antiquités, crêperies...) en font un site important pour le tourisme du secteur.
Notre-Dame-de-la-Garde est la gardienne de ce port, c'est une grande statue de la Vierge qui se situe sur le sentier des douaniers.
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Le sentier des douaniers permet de rejoindre la plage du Val-André en moins d'une demi-heure d'un parcours très agréable. À l'opposé, au fond du port, on peut suivre le sentier sauvage qui suit en s'enfonçant dans les terres le ruisseau la Flora.
 
 
Une école de voile est installée sur les hauteurs du port. Les jeunes enfants s'entraînent chaque jour d'été sur l'étang à marée au fond du port, les plus grands et les adolescents lançant leurs dériveurs depuis la plage du Val-André ou le port de Piégu.
 
 
 
Le caractère naturel de cet abri pour les navigateurs permet de croire à une grande ancienneté de ce port.
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Dès les premières années du XVIe siècle, des bateaux armés dans ce port vont à la pêche à la morueà Terre-Neuveet surtout en Islande, les marins de ce secteur étant déjà réputés pour leur connaissance des côtes septentrionales de l'Amérique du Nord. Aujourd'hui, la rue des Islandais et le quai des Terre-neuvas sont encore là pour en témoigner.
 
 
 
Dahouët a connu une grande activité comme port de commerce, participant à l'exportation de produits agricoles (pommes de terre par exemple) et l'importation de divers matériaux (engrais, charbon, chaux...)
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Les armements à la grande pêche furent aussi nombreux. Les armateurs résidaient à l'origine à Pléneuf, puis pour certains d'entre eux à Dahouët. Plusieurs maisons d'armateurs sont encore visibles sur le quai. Une cale porte le nom de l'armateurLéon Hamonet, père du peintre du même nom[1].La pêche resta un moment la seule activité quand, faute de trafic suffisant, Dahouët fut déclassé comme port de commerce.
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Aujourd'hui encore, une poignée de chalutiers d'armateurs dahouëtins, rentrent régulièrement leur pont chargé de poissons, crustacés, praireset coquilles Saint-Jacques de la baie de Saint-Brieuc. Mais le plus gros de cette activité s'est depuis la fin du XXe siècle déplacée et concentrée sur le port d'Erquy, qui dispose d'une criée.
 
 
 
En septembre 1999, après la construction et la mise à l'eau de sa dernière construction, le dernier chantier naval travaillant le bois à Dahouët a fermé ses portes. Depuis, plusieurs ateliers de mécanique navale et de services à la plaisance se sont développés dans les alentours.
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