MESLIN - 6 mars 2011

Publié le par Patrick Chanot

guingamp 2469Randonnée sympathique, malheureusement avec peu de monde. Peut-être les abords de Lamballe ont été trop exploités.

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L’église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIV-XV-XVI-XVIIIème siècle). Les fenestrages datent du XIVème siècle. Les portes datent du XVIème siècle. L'église renferme trois chapelles du côté nord : l'une dDSCN7184ate du XVème siècle, la deuxième date du XVIème siècle et la troisième date du XVIIIème siècle.

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 Le retable, orné de nombreux panneaux sculptés et de statuettes, date du XVIIIème siècle.

 

 

 

 

 

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L'ensemble intitulé "Visitation de la Vierge Marie" date du XVIème siècle et a été restauré au XXème siècle.

La poutre de gloire, composée du Christ en croix, de la Vierge et de saint Jean, date du XVIIème siècle. L'église abrite une statue de saint Gilles, provenant de l'ancienne chapelle privée (aujourd'hui disparue) du château de Cargouët.

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De l’église de Meslin, nous suivons le petit ruisseau « la Truite », semée d’embâcles où se cachent les truites et autres  salmonidés à l’affut.

 

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Nous continuons par la Lande du Gras, berceau historique de nombreux contes et légendes.

Les landes étaient régulièrement fauchées pour servir de litière au bétail. L’ajonc est l’espèce végétale la mieux représentée, mais le long du chemin trônent quelques chênes majestueux.

Les landes du Gras furent aussi le point de ralliement des royalistes en 1793 sous l’impulsion d’Olivier de Boishardy, et qui devinrent les Chouans. D’ailleurs le nom vient du hululement du chat-huant ou de la chouette, courante dans la lande.

DSCN7205Au détour d’un virage, nous découvrons la "Chaise Margot " où Marie-Odile joue Margot. Ce menhir de 2,30 mètres a vaguement la forme d’un fauteuil. Un peu plus loin, l’allée couverte de « Guinefolle » est cachée par la végétation. Ce mégalithe, composé d’un agencement de grandes pierres, faisait office de sépulture collective au Néolithique.

 

 

 

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Les « Margot » étaient des fées protectrices des fermes et des animaux. La légende prétend que la fée dormait sous le menhir. Elle nourrissait chaque nuit les cochons des fermes avoisinantes, jusqu’au jour où une fermière, trop curieuse, suivit ses bêtes dans la lande et y aperçut la fée. Vexée, celle-ci s’en retourna sous son rocher pour ne plus jamais en ressortir.

 

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Mais la Chaise à Margot peut aussi faire allusion à Marguerite de Clisson, héritière du comté de Penthièvre au 15ème siècle. Veuve de Jean de Blois, elle ne cessa, avec ses deux fils, de lutter contre la maison de Montfort, vainqueur en 1364 de la guerre de succession du duché de Bretagne. Leur révolte en 1420, contre Jean V se traduira par la destruction du château de Lamballe, l’exil et la confiscation de leurs terres. Errant dans la région, Marguerite de Clisson aurait ainsi laissé trace de son passage sur les sites « à Margot »

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Arrivant à Tregenestre, nous faisons face au vieux Moulin Hervé, aujourd’hui reconverti en habitation. Ce moulin appartenait autrefois aux Seigneuries d’Ourxigné et de Carlan, avant d’être confisqué pendant la Révolution. Il n’est plus exploité, mais il reste encore l’axe de rotation de sa roue, aujourd’hui disparue.

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L’église de Tregenestre est dédiée à Saint Louis. Un peu avant, une croix se dresse pour nous adresser un message : La peste est venue et elle a tué !

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Il s’agit d’une croix dite « bubonique ». Sa forme est classique, mais de petites demi-sphères de pierres y ont été ajoutées. Elles représentent des bubons, tuméfactions ganglionnaires provoquées par la peste bubonique. Cette croix était en quelque sorte une reconnaissance de la prolifération de l’épidémie.

Bravo à Jean et Jean-François pour la reconnaissance de cette randonnée « légendaire »

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